L’ENFANT PAPILLON, Livre

l'enfant papillonC’est au XXIIe siècle que la Cité a été frappée par un virus mortel. Depuis lors, les habitants vivent emmurés pour endiguer le fléau. Des messages de l’Extérieur, relayés par le gouvernement militaire, promettent une libération qui ne vient pas. Maïa, sous-lieutenant de 17 ans, rêve de quitter sa ville natale et cherche une faille dans les murs de la Cité. Mais un jour, son mentor Dimitri est condamné pour trahison par sa faute. La nécessité de s’échapper devient alors beaucoup plus urgente. Elle n’a qu’une seule piste : retrouver la trace du mystérieux « Enfant Papillon », seul habitant de la Cité à avoir jamais franchi le mur. Elle va pouvoir compter sur l’aide de Zéphyr, un tueur à gages atrocement défiguré, et Nathanael, un individu contaminé par le virus.

● Titre : L’Enfant Papillon
● Auteur : Gabrielle Massat
● Genres : Jeunesse / Young-Adult / Dystopie
● Nombre de pages : 400 pages
● Edition : Hachette
● Prix broché : 16€00



 CRITIQUE PRESSE

« En n’épargnant pas son lecteur, l’auteur augmente la crédibilité de l’intrigue et finit par emporter la mise. »
– Ricochet-jeunes.org



BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR, Gabrielle Massat
Gabrielle Massat est née à Toulouse, où elle sévit toujours en tant que masseur-kinésithérapeute. Quand elle n’est pas occupée à martyriser ses patients, elle écrit. Si sa préférence va au polar et au roman noir, elle ne s’interdit rien et s’essaie aussi à l’imaginaire ou au contemporain. Graphiste à ses heures perdues, elle puise ses influences autant dans la littérature noire, francophone et étrangère, que dans la bande dessinée.me de Michael Reynolds, auteur d’ouvrages pour la jeunesse.



◆ MON AVIS ◆

Je suis tombée sur ce livre complètement par hasard ! Bon, avec moi, c’est souvent le hasard qui fait bien les choses ! Et c’est encore une fois vrai pour ce roman ! Pour commencer, on pourrait se demander ce qui m’a poussé vers ce pavé. Je pourrais vous le dire, mais je pense que vous le savez : sa couverture. Sa magnifique couverture, sa splendide couverture, sa…. Je m’arrête là. Sans lire le résumé on voit clairement à quoi on a affaire : une dystopie. Les trois mots inscrits sur la première de couverture m’ont aidé à parvenir à cette conclusion : « Chercher  » ; « Se révolter » ; « Libérer ». Cela donne un aspect assez thriller au roman, mais surtout un côté rebelle. Comme toute dystopie qui se respecte, on sait que le ou la protagoniste va se battre pour ce en quoi elle croit.

De plus, le résumé au dos du livre est assez accrocheur ! On découvre le contexte et le cadre de l’histoire, lesquels seront détaillés au fur et à mesure des pages. Mais cela a éveillé ma curiosité dans les rayons de la librairie. Les fils barbelés que l’on voit à différents endroits de la couverture du livre sont assez intriguants. Les couleurs sont très bien choisis : elles sont en harmonie et sans être trop voyantes. Un très bon point pour nous pousser à acheter ce magnifique livre !

Pour vous parler de l’histoire, c’est celle de Maia Freeman, sous-lieutenante de 17 ans au service des Renseignements du gouvernement. Ce gouvernement militaire est celui de la Cité, ce lieu où ont été regroupés des personnes saines. En effet, au-delà des Murs, un terrible virus décime la population. Ceux qui n’étaient pas atteints ont ainsi créé une quarantaine il y a de cela des années, afin que l’humanité ne s’éteigne pas. Mais, bien que personne ne le dise à haute voix, les gens de la Cité veulent sortir. Le gouvernement communique avec l’Extérieur des murs pour une possible libération. Mais cela fait des années que rien ne se passe. La protagoniste en a marre et lutte en secret avec celui qui l’a formé en tant que militaire afin de sortir de la Cité. Maia suit les traces de Tobias, son père qui était sur la piste de l' »Enfant Papillon », un individu qui serait parvenu à franchir les Murs. Maia va se lancer dans une aventure compliquée au nom de la liberté.

Dès les premières pages, ce qui m’a le plus intrigué ce sont les fils barbelés imprimés en noir sur les extrémités des pages, à chaque chapitre. Cela est une très bonne idée ! Le livre est ainsi plus agréable à lire. De plus, bon ce n’est qu’un détail mais la maison d’édition a fait encore plus original : la lettre « T » dans certains mots, est joliment écrit. J’espère que vous allez me comprendre, mais pour faire simple, la lettre forme une courbe à son sommet. C’est une idée assez originale qui m’a fait sourire. Le roman se dégage ainsi de tous ses petits frères dystopiques.

Ensuite, le contexte et le cadre de l’histoire sont plutôt caractéristiques du genre : une catastrophe planétaire (ici, une épidémie), un nouveau gouvernement mis en place, de nouvelles règles puis un ou plusieurs protagoniste(s) qui vont se révolter contre ce nouveau système. Assez banal, me direz-vous, mais laissez-moi vous rappelez, si vous ne le savez pas, que ce livre est un tome unique ! Il n’y a pas de suite et l’auteur a dû présenter son monde en seulement 400 pages ! Je respecte beaucoup l’auteur pour cela, car nous n’avons jamais un surplus d’informations qui nous perdrait dans notre lecture ! Et puis Gabrielle Massat arrive à se distinguer des autres grandes trilogies dystopiques que je n’ai pas besoin de citer ! Il y a ce côté un peu mythique avec ce mystérieux « Enfant Papillon ». Les personnages sont très bien creusés et sont très différents les uns des autres. La principale protagoniste, Maia, est très différente des autres personnages principaux féminins d’autres dystopies : elle est très forte et ne baisse presque jamais les bras ! Je l’aime beaucoup, chose rare lorsqu’il s’agit de personnages principaux !

Je vais vous dire quelque chose : Gabrielle Massat est française ! Cela fait vraiment plaisir de voir que la dystopie se développe aussi en France. Et quelle originalité ! Gabrielle Massat a une belle plume, c’est un fait. Son écriture est fluide, agréable, douce. On a le droit à de nombreux petits détails dans son livre qui, pourtant, est unique. On aurait pu penser que l’auteur ne décrirait que trop peu sa dystopie et pourtant tout est très bien expliqué et détaillé ! Certains auteurs, en un seul tome, auraient peut-être voulu se concentrer plus sur l’histoire que sur son contexte, alors que c’est tout aussi important ! De plus, tout est très bien dosé dans ce livre : l’action, l’aventure, les détails sur le monde, l’humour, l’amitié, les descriptions. C’est très beau à lire, même si on a du mal à certains moments à entrer dans l’histoire.

En bref, une bien belle découverte ! Gabrielle Massat a su faire de son roman quelque chose d’unique en son genre. Bien que je reprocherais à ce livre de n’avoir qu’un seul tome alors qu’il aurait pu en avoir plusieurs, j’ai très apprécié ma lecture ! Ce n’est pas un coup de coeur, mais j’applaudis ce roman qui est très bien écrit !

◆ Note : ★★★★★ ◆



EXTRAITS

« La société bâtie sur les cadavres de la Grande Epidémie se targuait d’avoir survécu à la pire des plaies, mais à quel prix ? Pourquoi tolérait-on de tels dysfonctionnements ? Et surtout pourquoi, quand quelqu’un comme Zéphyr tentait de rétablir un peu de justice, était-il broyé par le système ? »

◆ ◇ ◆ ◇ ◆ ◇ ◆ ◇ ◆ ◇ ◆ ◇ ◆ ◇ ◆

« – Tu ressembles à un rat crevé, Dimitri.
– Et toi à un tonneau. Un gros tonneau particulièrement désagréable.
Marcus décocha un sourire à son ami, qui le lui rendit.
– Tu exagères toujours.
– C’est le « gros » qui te dérange ?
– Et le « particulièrement ». Et le « désagréable ». Et le « tonneau » tant qu’à faire. 
»

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